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Les Saints
Evangiles nous le racontent : Jésus est né dans une grotte.
Et même … pour les matérialistes qui objecteraient … c'est ce qu'a toujours enseigné la Tradition depuis le philosophe Justin de Naplouse (135 après
J.-C.) dans son “Dialogue avec Tryphon”, il écrit : "Joseph, fiancé de Marie, qui avait voulu renvoyer sa fiancée, la croyant enceinte par le commerce d'un homme,
reçut en vision l'ordre de ne pas renvoyer sa femme ! L'Ange qui lui apparut lui dit que Celui qu'elle portait en elle, dans son sein, venait de l'Esprit Saint …
« Lui qui enrichit les autres s'appauvrit, car Il adopte la pauvreté de notre chair pour que nous nous
enrichissions de Sa divinité » comme le disait Saint Grégoire le Théologien.
Que donc la joie de la Nativité nous transforme, nous qui sommes tant aimés
!
Quant à l’usage de se rendre en pèlerinage en Terre Sainte, cela remonte à Méliton de Sardes qui se rendit en Palestine
durant la deuxième moitié du IIe siècle (vers 160) et dont le voyage avait pour but spécifique la recherche sur le canon des Saintes
Écritures.
Le premier visiteur de marque fut sainte Hélène, la mère de Constantin, qui se rendit à Jérusalem vers l’an 330. Combien de milliers de
pèlerins ont visité cette Terre aux premiers siècles de la Chrétienté ? Saint Jérôme indique que l' “on accourt de toutes les parties de l'univers ; la cité est remplie de
toutes les races d'hommes ” Nonobstant l'opinion de saint Augustin : “ Ne médite pas de longs voyages ... La charité seule, et non une traversée, te mènera vers Celui qui est partout ”
La plus ancienne description d’un pèlerinage en Terre sainte par un chrétien d’Occident remonte au début du IVe siècle : en l’an 333, un homme dont on ignore le nom qui partit de Bordeaux en direction de Jérusalem. Il nota scrupuleusement toutes les étapes de son itinéraire et laissa ce précieux “ Itinerarium Burdigalense ” qui servit certainement de guide à de nombreux pèlerins. Il rejoignit Constantinople qui venait d’éclipser sa voisine Nicomédie (aujourd’hui Izmit) comme capitale de l’empire d’Orient. Il traversa ensuite l’Anatolie en passant par Ancyra (Ankara) et la Cappadoce, franchit le Taurus aux portes de Cilicie et fit étape à Tarse, Antioche, Tripoli et Césarée avant d’atteindre Jérusalem. Après la visite de cette ville, notre pèlerin se rendit en excursion au Jourdain puis à Bethléem, Hébron et en Galilée. Comme cet anonyme voyageait à l’époque de Constantin, il fut le témoin de l’édification des premières basiliques en Palestine : à Jérusalem (à côté du Saint-Sépulcre et au sommet du mont des Oliviers), à Bethléem et à Mamre (Térébinthe). Un grand nombre de traditions chrétiennes sur les Lieux saints sont ainsi signalées pour la première fois dans ce texte.
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