
Academie.d.etudes.civiques
On ne peut nier l'existence d'un malaise dans l’école catholique … malaise qui a motivé le coup d’éclat de Monseigneur Cattenoz. Dans un certain nombre d’établissements, non seulement la foi catholique
n’est pas enseignée, mais on laisse toute latitude à tel ou tel professeurs pour “critiquer cette foi” ! Situation
évidemment absurde, voire inadmissible… attestée par des parents d’élèves du privé. La réflexion inaugurée par Monseigneur Cattenoz ne peut que se poursuivre et s’amplifier. Et que dire des
professeurs qui critiquent ouvertement voire violemment le Pape.
Il en va de même de certaines aumôneries catholiques et de catéchistes non-formés. La situation de fait est celle d'un pluralisme et d'un relativisme généralisés où les jeunes ne bénéficient plus d'une
quelconque cohérence éducative. Les cours de religion sont des fourre-tout …dans une optique de "proposition" du message chrétien. Le privé (car, c’est plutôt cette expression qu’il convient d’utiliser aujourd’hui lorsqu’on parle d’enseignement catholique) a vendu son âme et le peu de liberté qui lui restait lors des
accords Lang-Cloupet. Auparavant, déjà il fallait être éclectique … et bien depuis non seulement on
est éclectique, mais ouvert, mais tolérant … quand on n’est pas démissionnaire ! Peu à peu, les établissements ne sont plus catholiques mais des
prestataires de services visant à conserver une certaine clientèle. Une question : combien de parents mettent leurs enfants dans les écoles catholiques pour qu'ils y reçoivent une
éducation catholique ? L'écrasante majorité les y inscrit pour qu’ils bénéficient d'un cadre très favorable à tout point de vue (relations,
sécurité, etc.) afin qu'après un bon lycée avec de bons résultats ils puissent intégrer une bonne prépa. Toutefois, concédons le, ces écoles, tant
qu'elles existent encore, laissent la possibilité à quelques-uns d'y témoigner et d'y faire passer le kérygme … quand la scholastique ne passe plus guère. Si l’on réexaminait le cas de Galilée et la controverse héliocentrique nous constaterions que la majorité
des difficultés de Galilée étaient dues à l'opposition de la part de collègues scientifiques et que l'église a été entraînée dans cette affaire surtout à la suite de pressions de la communauté académique. Car, à cet égard, la science est parfois plus coupable que les fanatiques religieux. Et
pourtant un enseignant doit être descriptif et non polémique. L'Eglise catholique gère 250.000
écoles à travers le monde, qui accueillent 42 millions d'élèves sur plus d'un milliard d'enfants en âge d'être scolarisés. Ces écoles catholiques
accueillent en France 16,7% des élèves et sont presque toutes animées par des laïcs.
« Avancez au large, disait Jean Paul II, n’ayez pas peur » … Mais oui, vous pouvez
parler de Dieu, de son Fils Jésus, de son Eglise et de son Enseignement … c’est ce que l’on attend
de vous : Voilà qu’un document publié par la Congrégation pour l'éducation catholique souligne
que "le projet de l'école catholique est convaincant seulement s'il est réalisé par des personnes profondément motivées", qui
"se reconnaissent dans l'adhésion personnelle et communautaire au Seigneur".
Il indique en plus que la formation professionnelle des enseignants doit être complétée par
"un parcours approprié de formation théologique".
Quand bien même cet article résulterait d'une recension nous l'approuvons haut et fort.
Le Scribe,
Politikos,
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